Il était une fois un petit JDR, JDR Numéro 19 : Valérie

Nous sommes en 1985. Voilà bientôt 40 ans que la Seconde Guerre mondiale s’est achevée, et qu’aucune femme n’a plus vu le jour. Le baby-boom n’a jamais eu lieu, l’Europe se déchire pour obtenir de la main-d’œuvre. Pendant que l’humanité se dirige vers son extinction, Valérie est en train de voir le jour dans un hôpital de Paris.

Vous jouez sa famille proche ou le personnel médical dans la confidence. Le monde entier désire ce bébé, c’est à vous de le protéger.

Un personnage se définit par trois traits.

Lorsqu’on se pose la question de la réussite d’une action, on y répond en jetant un D6. On interprète le résultat de la manière suivante :

1 : non et

2 : oui mais

3 : non

4 : oui

5 : non mais

6 : oui et

On jette deux D6 et on garde le meilleur résultat lorsqu’un trait rentre en considération.

Au début de la partie, on place au centre de la table un D20 symbolisant l’attention portée sur l’enfant. Lorsqu’un joueur lance les dés on descend de 1 la valeur du D20.

On remonte la valeur du D20 de 1D6 lorsqu’on s’occupe de l’enfant. Lorsqu’on jette un dé, on l’accompagne toujours d’un D20. Si le résultat est inférieur au D20 sur la table, l’enfant attire l’attention des Personnages non joueurs.

Prénom :

Lien avec l’enfant :

Traits :

(Exemple : Médecin, intimidant, sportif …)

Écrit par Belphalas sous licences libres de type Creative Commons CC BY 3.0.

Commentaires :

Sébastien : je ne vois pas vraiment ce qu’il y a à jouer dans ce jeu. Les joueurs défendent le bébé… Et après ?

Sephista :

Un pitch fascinant, mais qui m’a laissé sur ma faim arg ! Peut être aurait-il fallu rajouter une piste de scénario pour inspirer les Mj. J’imagine sortir l’enfant de l’hôpital mais ensuite ? Est-ce que c’est le premier enfant de sexe féminin avant d’autre ? Est-ce qu’elle détient dans son sang le secret de cette malédiction ? Pourquoi n’y a t-il plus de femme ? Trop de questions, c’est dommage : je veux en savoir plus 😉

 

Tiramisù :

Ce jeu est très intéressant parce qu’il propose une situation à la fois originale et poignante. Je vois mal comment cette histoire ne pourrait pas être dramatique, voir même dure moralement. Le système à la FU procure un bon guide de création. La règle de vigilance me semble efficace et dirige l’action vers la confrontation.

Dragon :

L’idée fait très « Children of men » et j’adore l’univers présent derrière, on s’y projette sans trop de difficulté.

Dommage que le système soit fautif pour le coup (le système du D20 de l’attention) soit illogique.

Claire :

Intéressant, mais me laisse un peu perdu. Quoi faire, quel est le réel impacts de cette enfant ?

Une réflexion au sujet de « Il était une fois un petit JDR, JDR Numéro 19 : Valérie »

  1. Un pitch d’entrée qui n’est pas sans rappeler la servante écarlate de M. Atwood et qui annonce un univers intéressant (mais peut être difficile à imaginer) et un premier système (celui avec les d6) qui me botte car il laisse beaucoup de place à la narration. Alors pourquoi ce jeu me laisse t-il un arrière goût plus qu’amer ? Peut être comme l’ont souligné les jurés qu’il manque de but, les objectifs des personnages ne sont pas évoqués et c’est fort dommage, car c’est eux le centre de l’attention au final, Valérie n’étant qu’un révélateur de ces derniers. Peut être aussi car la mécanique du D20 me parait plus que brinquebalante. Et puis pourquoi rajouter une fiche de PNJ, dans ce genre d’histoire on s’en moque des PNJs !
    Alors qu’est ce que j’en ferais ? Si on me laissait reprendre le jeu, les joueurs joueraient des camps plus que des personnages, chacun ayant un objectif bien précis pour Valérie. Que ce soit la protéger (les parents, la famille), l’étudier pour comprendre le phénomène (les médecins, les scientifiques), l’utiliser à des fins de reproduction (l’état, les militaires), etc. Et tout ce beau monde se déchirerait pour prendre l’enfant et la narration, je ne sais pas trop où ça nous mènerait mais comme le disait Tiramisu : « Je vois mal comment cette histoire ne pourrait pas être dramatique, voir même dure moralement. »

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